Le groupe GPE, spécialiste de l’habillement pour enfants (Sergent Major, DPAM et Natalys) s’est engagé dans une refonte complète de son entrepôt central. Une transformation qui vise à gagner en rapidité et en qualité de service, en France comme à l’international. Cet entrepôt unique de 30 000 m² est situé à Saint-Vulbas, en périphérie de Lyon. C’est lui qui gère et mutualise l’ensemble des flux logistiques : approvisionnement du réseau de magasins, e-commerce, export et wholesale, mais aussi les flux liés au merchandising (PLV, cintres, stickers, etc.). Chaque année, GPE y prépare environ 16 millions de pièces, soit entre 700 000 et 750 000 colis, à destination d’un réseau de près de 500 magasins (dont 70 à 80 % en France, le reste en Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Luxembourg et Slovaquie) ainsi que vers des partenaires présents dans une trentaine de pays, du Japon au Guatemala, avec une forte dynamique de croissance en Grèce, à Chypre, au Kazakhstan, en Algérie, au Mexique ou encore en Serbie. Dans le cadre de cette réorganisation, l’entreprise a souhaité remplacer son ancien logiciel de gestion d’entrepôt par Hardis WMS et le TMS TDI. L’entrepôt a également été mécanisé par Transitic. Il s’appuie désormais sur un réseau de convoyeurs d’environ un kilomètre de long, qui dessert la quasi-totalité du site, un trieur à plateaux dédié au traitement des flux BtoB, des solutions de pick-to-light et put-to-light pour l’éclatement et le colisage des commandes web, ainsi qu’une formeuse de cartons, des étiqueteuses, des scanners de contrôle de conformité, une balance dynamique et une scotcheuse de cartons. La phase d’implémentation s’est déroulée de novembre 2021 à décembre 2022. La bascule sur le nouveau système s’est opérée en mode « big bang ». Après plusieurs mois d’ajustement des flux et des processus, la nouvelle organisation est aujourd’hui pleinement opérationnelle. « Nous avons consacré du temps pour accompagner le changement, former et acculturer les équipes aux nouveaux outils et modes opératoires », indique Pierre Palpacuer, directeur du site logistique de GPE. Désormais, Hardis WMS orchestre l’ensemble des systèmes mécanisés (via le WCS de Transitic) ainsi que les tâches réalisées par les opérateurs, et est interfacé avec l’ERP du siège, qui répartit les volumes entre le réseau de magasins, le e-commerce et l’export. « L’énorme atout de Hardis WMS, c’est sa capacité à dialoguer avec différents systèmes de pilotage de mécanisation (WCS). Demain, si nous décidons d’ajouter une nouvelle robotisation, elle pourra s’intégrer facilement dans le dispositif existant », précise Pierre Palpacuer. A la suite de cette transformation, GPE fait état de nombreux gains : le taux de service est passé d’environ 95 % à 99,96 % pour les magasins et d’environ 80 % à 99,96 % sur les flux export. Cette amélioration permet aujourd’hui au groupe d’accompagner une politique de développement beaucoup plus offensive à l’international. Par ailleurs GPE enregistre une hausse de la productivité de 50 % et une capacité de préparation e-commerce multipliée par plus de quatre : « Sur le périmètre e-commerce par exemple, l’entrepôt préparait auparavant 2 000 commandes par jour, en fonctionnement continu 24h/24 et jusqu’à 6 jours sur 7 lors des pics d’activité. Il traite aujourd’hui jusqu’à 8 500 commandes par jour, sur seulement deux rotations (de 5h à 20h), 5 jours sur 7. Autre illustration : une préparatrice est désormais capable de traiter jusqu’à 9 600 pièces par jour sur les flux accessoires, là où il fallait auparavant mobiliser une dizaine de personnes pour traiter un volume équivalent », indique le directeur de l’entrepôt. Le groupe constate par ailleurs une fiabilisation des stocks grâce à un inventaire tournant qui évite tout arrêt de l’entrepôt : sur 4 millions de pièces stockées, le taux d’écart est passé de 0,20 % en 2024 à 0,03 % en 2025. Les effectifs mobilisés sont désormais compris entre 80 et 100 personnes lors des pics d’activité, contre 225 auparavant, pour absorber les mêmes volumes. Combinées à la rationalisation du réseau de magasins, cette transformation logistique aurait, selon GPE, contribué au redressement économique du groupe. A noter enfin une réduction de la pénibilité au travail grâce à une refonte des zones de stockage et de picking : les opérateurs pouvaient auparavant parcourir jusqu’à 25 km par jour. GPE et Hardis Group travaillent désormais au déploiement du module AI Vision qui permet d’automatiser la capture et l’interprétation des données des codes-barres présents sur les colis à expédier, dont la mise en production est prévue fin septembre 2026. Le groupe envisage également de robotiser certaines tâches répétitives, comme l’injection automatisée de colis sur ses lignes de convoyage, pour limiter les risques de troubles musculo–squelettiques des équipes.
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