N°1418. Interview. « L’immobilier logistique doit être attractif, responsable et connecté à la ville »

11/03/2026
Aréfim

Et si l’immobilier logistique n’était acceptable par les collectivités, qu’à partir du moment où le projet intègre autre chose que des entrepôts ? C’est de cette réflexion qu’est née en 2012 la foncière Aréfim. Valéry Fénès, fondateur et Président de l’entreprise raconte : « Au départ, lorsque j’ai quitté la direction commerciale d’Argan, il s’agissait juste pour Aréfim d’acquérir des bâtiments logistiques. Mais quelques temps plus tard, un ancien collègue m’appelle pour me proposer un terrain à Boigny-sur-Bionne près d’Orléans. L’idée était de développer un campus d’activités, intégrant la partie logistique, mais aussi des services haut-de-gamme (restaurant, crèche, hôtel…) le tout dans une approche immobilière qualitative et environnementale forte. Le projet (qui est devenu le Cosmetic Park), a séduit les élus. Pour le réaliser nous avons externalisé le développement auprès de la société JBD. C’est ainsi qu’est né le premier campus d’activités Aréfim. A cette époque les taux d’intérêts étaient particulièrement bas, et nous avons très vite compris que le meilleur moyen de consolider l’entreprise avec des marges correctes, était de faire du développement. C’est ainsi qu’en 2018 nous avons rencontré KS Groupe avec lequel nous avons créé Aréfim GE. La volonté était de dupliquer et de pérenniser notre concept de campus d’activités sur des terrains allant de 15 à 30 hectares. Nous avons d’abord visé la grande périphérie de Paris pour bénéficier d’une fiscalité plus attractive : Bresles, Château-Thierry, Roye… Avec l’arrivée en 2024 de Goldman-Sachs dans notre capital, Aréfim est passée dans une autre dimension avec des ambitions et des moyens encore plus importants. Aujourd’hui nous considérons que ces développements autour des Portes de Paris sont terminés. Notre objectif serait de nous rapprocher de Lyon, toujours avec l’idée de proposer des parcs « haut de gamme ». Nous comptabilisons à ce jour plus de 700.000 m² en développement avec 390.000 m² de patrimoine et des locataires « prime » comme L’Oréal, Parfums Christian Dior, DHL, Dascher, Groupe Saint-Gobain.… Pour inscrire nos valeurs dans la durée, nous avons fait le choix de devenir « Entreprise à Mission » et restons convaincus que l’avenir de l’immobilier logistique passe par l’acceptation des projets par la population. C’est pourquoi nous croyons qu’ils doivent être connectés à la ville, comme une suite logique et naturelle ».
Propos recueillis par Jean-Philippe GUILLAUME
Photo : Valéry Fénès
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