Immobilier. La France en tête des intentions d’implantations logistiques

10/02/2021

Selon un sondage européen mené par CBRE auprès d’une centaine de grands Utilisateurs logistiques, il ressort que la France serait considérée comme le marché n°1 pour les intentions de développements logistiques. 25% des entreprises utilisatrices d’immobilier logistique prévoient en effet d’augmenter leur présence logistique en France, plaçant ainsi le marché français en 1ère position en Europe. L’Allemagne arrive en seconde position à 20%, suivi par l’Espagne et la Belgique, respectivement à 19% et 18%. Ces quatre pays sont ceux où la croissance attendue du e-commerce est la plus élevée. Autre enseignement du sondage CBRE : La logistique urbaine devient désormais une priorité pour les utilisateurs logistiques qui expriment une volonté forte de se rapprocher des centres-villes afin de servir les populations urbaines et les entreprises dans des délais réduits (64% pour les commerçants en ligne, 50% pour les industriels et les distributeurs alimentaires). Enfin, troisième enseignement, pour l’ensemble des répondants, les trois défis majeurs pour leurs futures activités sont : l’augmentation des prix (46,5%), le manque de main d’œuvre (44,6%) et la crise de la Covid-19 (39,6%). Les facteurs immobiliers représentent toutefois des préoccupations fortes pour les utilisateurs logistiques : les coûts financiers des installations logistiques arrivent en première position à 27,2%, suivi par les autorisations environnementales à 19,5% puis la durée et le manque de flexibilité du bail à 14,4%. Toujours selon cette étude CBRE, la propagation de la Covid-19 a remis en cause certaines perspectives en matière d’immobilier et va augmenter les besoins de surface supplémentaire. La flexibilité des espaces de stockage est un élément majeur pour 46,5% des répondants, l’accélération de la transition pour faire face à l’augmentation de la demande liée au e-commerce est le second point le plus important (35,6%), suivi par la mise en place de stratégies visant à minimiser les coûts logistiques (33,7%) ainsi que les risques de rupture dans la chaîne d’approvisionnement (32,7%). Enfin, 30,7% des interrogés pensent à la reconfiguration/relocalisation des installations Supply Chain. JPG
Source : CBRE European Logistics Occupier Survey 2020/Analytiqa