N°1515. L’IA, une amie qui nous veut du bien ?

21/09/2026

Lundi dernier Bilal Chughtai, ancien ingénieur spécialiste de l’IA chez Google DeepMind publiait sur X un message assez terrifiant : « Je crois sincèrement que l’IA a le potentiel de tous nous tuer, et que nous sommes peut-être en train de manquer de temps pour éviter cette issue ». Cette phrase prise isolément pourrait laisser penser qu’elle émane d’un chercheur alcoolique ou dépressif, sauf qu’elle fait suite à une série de déclarations non moins effrayantes. Ainsi, le 9 septembre dernier, Jacob Coxon, 27 ans, chercheur ayant travaillé chez OpenAI puis Anthropic, annonçait sa démission en indiquant : « les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ». Comme si l’annonciation d’une catastrophe planétaire ne suffisait pas pour nous plomber la journée, dans la foulée, Evan Hubinger, responsable de la recherche en alignement chez Anthropic affirmait à son tour quelques instants plus tard qu’il existe plus de 10 % la probabilité que l’IA provoque l’extinction de l’humanité dans les dix prochaines années. Et juste pour nous rassurer ajoutait qu’Anthropic « n’a pas encore de plan pour résoudre l’alignement de la superintelligence ». Bon. Même si les professionnels de la Supply Chain ne sont pas des gens à se laisser intimider par ces haruspices qui prédisent l’avenir dans les entrailles des algorithmes, il reste quand même que l’Intelligence Artificielle soulève de nombreuses questions, à commencer par des sujets de souveraineté. Bref, l’IA est un outil merveilleux qui chaque jour qui passe nous étonne un peu plus. Mais il est vrai qu’à force de répétition, ces funestes déclarations font penser au monstre Frankenstein qui échappe à son maître et peut-être plus encore à ce joueur de flute de Hamelin qui séduisit par ses douces mélodies rats et enfants… avant de les faire disparaître. Conclusion : aussi attirante qu’elle soit, méfions-nous d’une technologie qui peut-être, ne nous veut pas que du bien. Et comme le disait ce bon vieux Rabelais : « science sans conscience… »
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