Également présente pour la première fois à Top Transport, la société Weenlo conjugue expérience métier et technologie pour décarboner et optimiser la Supply Chain. Son outil : un jumeau numérique qui permet de visualiser et de modéliser le réseau transport en quelques clics, puis de l'optimiser en ajustant tous les paramètres nécessaires. Résultat : une réduction des coûts et des émissions de GES. « Le transport est une activité qui peut rencontrer des aléas ou subir des changements. L'idée c'est de pouvoir anticiper ces événements et de se poser les bonnes questions », explique Jacques-Antoine Gros, associé. « On peut également avoir un plan de transport qui fonctionne sans pour cela être complètement optimisé. Grâce à notre calculateur qui se plug sur notre jumeau numérique, nous pouvons intégrer des contraintes en fonction des objectifs à atteindre », complète Xavier Perraudin, président de Weenlo. Les deux associés, qui ont exercé par le passé des fonctions opérationnelles dans les organisations logistiques des grandes marques de la distribution et de l'industrie, se positionnent sur le marché comme éditeur de solution dont la composante technologique n'est là que pour soutenir une expertise métier acquise au fil des ans. « Cette expertise est essentielle pour comprendre les problématiques de nos clients et ne pas appliquer une technologie standard sans un accompagnement adapté à chaque entreprise », explique Xavier Peraudin. Or les mutations que connait et va connaître le transport de marchandises sont nombreuses. A commencer par l'électrification des flottes qui va bousculer structurellement toute l'organisation du transport routier. « Il faut savoir se poser les bonnes questions », c'est également ce que préconise le cabinet Lapss, une société du groupe HRC qui accompagne les sociétés industrielles et de distribution dans leurs projets de transformation : « Il y a en ce moment une réelle tension qui fait que les chargeurs sont à la recherche de solutions alternatives », explique Sandrine Pretto, Senior Manager Conseil. « Certains envisagent de changer de prestataire(s) et cherchent sur le marché ce qui pourrait éventuellement les remplacer. Mais ils le font discrètement, sans lancer d'appel d'offres. Il faut être prudent. En cas de réponses infructueuses, i y a un rapport de force qui peut vite devenir compliqué », poursuit Sandrine Pretto. « Et puis l'optimisation du plan de transport, ce n'est pas toujours changer de partenaire. C'est aussi s'interroger sur la pertinence du besoin », explique Ludiwine Perrier de Lapss. « En effet les moyens ne sont pas toujours adaptés au service demandé par le client. Par exemple, est-ce que le 24h est vraiment indispensable ? Est-ce que le 48h ne suffirait pas ? Et puis pour obtenir de ses prestataires le meilleur service, on peut utiliser parfois d'autres méthodes ; en s'efforçant par exemple d'entretenir de très bonnes relations. Si vous n'êtes pas le plus gros client de votre transporteur, faites en sorte que vous soyez son client préféré ! ». Contrairement à certains salons où l'IA et la robotique sont omniprésentes, à Top Transport les problématiques abordées en « one to one » sont très centrées sur les aspects opérationnels, le contenu de la prestation et son coût. Même si, comme nous venons de le voir, la décarbonation reste un enjeu important, on observe que les acheteurs ont en ce moment des préoccupations d'un autre ordre. Ce qui fait dire à Sandrine Pretto : « Quand l'économie va bien, on s'occupe de la planète. Mais quand elle va mal... la RSE passe au second plan. A l'exception sans doute des boîtes qui ont des vraies convictions sur le sujet ! ». |